Israël–Iran : douze jours de feu qui ont fait basculer l’équilibre stratégique du Moyen-Orient

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La guerre Israël-Iran de juin 2025, brève mais directe, a marqué une rupture stratégique, causant lourdes pertes iraniennes et reconfigurant durablement les équilibres régionaux internationaux.

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Du 13 au 24 juin 2025, une confrontation militaire directe et d’une intensité inédite a opposé Israël et Iran. Retour sur un conflit éclair aux conséquences durables.

Un conflit inscrit dans une escalade longue

La guerre dite des « 12 jours » s’inscrit dans le prolongement du conflit Iran-Israël de 2024-2025. Cette séquence, qualifiée par plusieurs observateurs de « troisième phase », marque une rupture stratégique : pour la première fois, Israël et l’Iran se sont affrontés militairement de manière directe et assumée sur une période continue.

Depuis plusieurs années, Israël considère le programme nucléaire iranien comme une menace existentielle. De son côté, l’Iran soutient divers acteurs armés régionaux hostiles à l’État hébreu et continue de rejeter sa légitimité. Frappes indirectes, sabotages, cyberattaques et opérations clandestines ont progressivement préparé le terrain à une confrontation ouverte.

Une offensive fulgurante suivie d’une riposte immédiate

Le conflit débute dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, lorsque l’armée israélienne lance une vaste opération aérienne contre des cibles situées en Iran. Les frappes visent principalement des installations liées au programme nucléaire, des infrastructures militaires, des systèmes de défense aérienne et des sites de missiles.

Selon les autorités israéliennes, l’objectif était clair : « détruire ou retarder » les capacités nucléaires iraniennes jugées imminentes. L’Iran réagit rapidement par des tirs de missiles balistiques et de drones visant des cibles israéliennes, ouvrant une phase d’affrontements intenses qui se prolongera pendant douze jours.

Le 24 juin 2025, un cessez-le-feu est finalement annoncé, mettant fin à cette guerre éclair après près de deux semaines de frappes croisées.

Un bilan humain lourd et des dégâts stratégiques

Sur le plan humain, le coût est particulièrement élevé en Iran : certaines estimations évoquent au moins 1 000 morts et plusieurs milliers de blessés, civils et militaires confondus. En Israël, les pertes sont nettement inférieures, mais des victimes civiles et militaires sont également recensées.

Militairement, Israël revendique avoir mené des centaines de frappes aériennes sans pertes d’avions ni de pilotes. En Iran, plusieurs installations nucléaires et sites de missiles ont été endommagés, provoquant un ralentissement du programme nucléaire — dont l’ampleur exacte reste débattue par les experts.

Des enjeux régionaux et internationaux majeurs

Pour Israël, ce conflit constitue une démonstration de sa capacité à frapper directement le territoire iranien, modifiant en profondeur les équilibres stratégiques régionaux. Pour l’Iran, il s’agit d’un choc symbolique et militaire, révélant que l’option militaire est désormais pleinement assumée par ses adversaires.

À l’échelle régionale, cette guerre pose la question d’une possible escalade impliquant d’autres États ou acteurs non étatiques. Sur le plan diplomatique, Téhéran a saisi les Nations unies, accusant Israël et les États-Unis d’être à l’origine du conflit.

Une paix fragile après douze jours de guerre

Si les combats ont cessé, la stabilité reste précaire. Le cessez-le-feu n’a pas réglé les causes profondes du conflit : ambitions nucléaires, rivalités idéologiques et luttes d’influence régionales demeurent intactes. Comme le résume un observateur : « La guerre est finie, mais la paix n’est pas établie. »

Pourquoi “12 jours” ?

L’expression renvoie simplement à la durée de cette phase du conflit : douze jours exactement, entre le déclenchement des opérations israéliennes le 13 juin et l’annonce du cessez-le-feu le 24 juin 2025.