PROPHETIE : De Caracas à plusieurs milliers de kilomètres, deux voix spirituelles ont parlé. Une seule s’est imposée.

Le Venezuela comme révélateur d’un précédent prophétique sans équivalent récent.

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Caracas — L’épisode vénézuélien vient d’offrir un cas d’école singulier à l’intersection du spirituel et du pouvoir. Deux déclarations prophétiques, émises indépendamment par des hommes qui ne se sont jamais rencontrés, ont visé le même dirigeant. Les faits, eux, ont tranché sans ambiguïté.

À la fin de l’année 2025, David Edward Owuor, prédicateur à l’audience internationale établie et fondateur du Ministry of Repentance and Holiness au Kenya, s’est rendu à Caracas où il a prié publiquement pour le président Nicolás Maduro. Le message délivré était clair : protection, stabilité et continuité du pouvoir. La scène, hautement symbolique, associait proximité avec l’autorité politique et assurance spirituelle d’un maintien durable. Des vidéos et posts sur les réseaux sociaux montrent Owuor priant pour Maduro au palais présidentiel (Miraflores) et disant de façon prophétique à Maduro que « l’ennemi ne s’approchera pas » et qu’il serait protégé, qu’il resterait en force et victorieux.

Dans des médias locaux kenyans, il est rapporté qu’Owuor a affirmé avoir reçu un songe prophétique concernant une intervention étrangère et a exprimé confiance que Maduro serait préservé.

À plusieurs milliers de kilomètres, un jeune prophète, sans accès aux palais ni relais institutionnels, Joseph Perfection a formulé une parole radicalement opposée, signant avec gravité ses paroles par l'AINSI DIT LE SEIGNEUR. Tout en appelant à la prière pour le chef de l’État, il annonçait un retrait contraint, exprimé dans un langage prophétique direct et sans équivoque.

Ce qui rend cet épisode exceptionnel, ce n’est pas seulement la contradiction des messages, mais leur confrontation immédiate à la réalité. Les événements survenus peu après ont invalidé la déclaration adossée à l’influence et confirmé, de façon troublante pour certains observateurs, la parole prononcée à distance. Le contraste met en lumière une leçon rarement exposée avec une telle netteté : la proximité du pouvoir ne garantit ni la justesse de l’analyse ni la précision de la prédiction.

Dans un contexte mondial où la parole religieuse s’invite de plus en plus dans le débat public, l’affaire vénézuélienne ouvre un précédent. Deux voix, deux annonces, une seule issue. Et, au final, un rappel sobre : dans les affaires humaines comme dans les lectures prophétiques, ce sont les faits qui rendent le verdict.