Une concentration significative de moyens aériens britanniques et américains est en cours au Moyen-Orient, dans un contexte de tensions accrues liées à l’Iran et à l’instabilité régionale. Selon plusieurs sources d’informations récentes et vérifiées, le 12e Squadron de la Royal Air Force (RAF) a été déployé au Qatar, faisant voler quatre avions de combat Eurofighter Typhoon basés à Al Udeid Air Base. Cette base, qui est également un centre majeur pour les opérations de l’United States Air Force (USAF) dans la région, sert de plateforme stratégique pour le renforcement des capacités alliées dans le Golfe.
Parralèlement, les États-Unis ont désormais rassemblé un volume de forces militaires jugé suffisant au Moyen-Orient, au point que le Pentagone n’attendrait plus que le feu vert politique de Donald Trump pour lancer d’éventuelles frappes contre l’Iran. Ce constat est partagé par Israël, qui a relevé cette semaine son niveau d’alerte, ainsi que par plusieurs sources européennes du renseignement.
Mi-janvier, Washington s’était approché d’un scénario d’intervention afin de soutenir les manifestations anti-gouvernementales iraniennes, avant que le président américain ne renonce, estimant — sur recommandation de son état-major — que les forces disponibles étaient insuffisantes pour déstabiliser durablement le régime de Téhéran. Depuis une dizaine de jours, un redéploiement massif de moyens militaires a donc été engagé.
Le 18 janvier, douze chasseurs-bombardiers américains F-15E Strike Eagle, basés au Royaume-Uni, ont été transférés en Jordanie, portant à environ 36 le nombre de ces appareils déployés dans la région. Le commandement américain a souligné que cette présence renforçait la capacité opérationnelle et la stabilité régionale.
De son coté, le Royaume-Uni a confirmé le déploiement d’avions de combat Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force au Qatar, dans un rôle officiellement défensif. Les États-Unis ont, eux, intensifié le soutien logistique avec l’arrivée de nombreux ravitailleurs KC-135 à Al-Udeid, ainsi que d’avions-cargos C-17, suggérant une préparation à des opérations prolongées et à une éventuelle riposte iranienne.
Selon plusieurs analystes en sources ouvertes, plus de 80 avions américains et britanniques seraient désormais engagés dans la zone, tandis que l’arrivée imminente du porte-avions USS Abraham Lincoln et de son groupe aéronaval offriraient à Washington un large éventail d’options militaires.
Face à cette démonstration de force, l’Iran affirme être prêt à riposter avec l’ensemble de ses capacités, affirmant avoir reconstitué son arsenal et reçu récemment du matériel défensif en provenance de Chine, renforçant ainsi le risque d’une escalade régionale majeure.
